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Habitat Durable





L'énergie renouvelable de la biomasse

En comparaison aux autres énergies, éoliennes, solaires et hydrauliques, l'énergie de la biomasse est encore méconnue, alors qu'elle représente aujourd'hui, pour le cas de la France en particulier, 5,5% de la production d'électricité. Mais il faut savoir qu'il n'y a pas que dans ce domaine que la biomasse fait figure d'alternative énergétique performante, mais également dans le contexte de l'énergie nécessaire au chauffage et aux déplacements.

Ce qu'on entend par « énergie de la biomasse »

Par définition, l'énergie de la biomasse fait référence à l'énergie qui découle de la dégradation des matières organiques et qui ont été traitées de façon très spécifique. Parmi les éléments naturels qui rentrent dans ce contexte de la biomasse figure principalement le bois et les types de végétaux disposant de caractéristiques permettant de produire de l'énergie, que ce soit par l'intermédiaire d'un traitement par combustion, chimique ou biologique.

Avant d'aborder les généralités concernant la biomasse, il est important de souligner qu'il existe une certaine nuance entre énergie renouvelable et énergie propre, également connue sous l'expression « énergie verte ». En effet, l'énergie renouvelable fait surtout allusion aux différents systèmes qui exploitent des ressources naturelles « inépuisables » ou qui ont la faculté de se régénérer aussi rapidement qu'elles sont consommées et ce, sans prendre en considération leurs impacts écologiques. Par conséquent, son objectif repose essentiellement sur la fourniture d'énergies nécessaires au quotidien et dans la gestion de cette dernière afin que les générations futures puissent en disposer convenablement.

Quant à l'énergie propre, elle fait référence aux différentes méthodes qui permettent de produire de l'énergie dans une optique écologique. Autrement dit, toutes les étapes de la production ainsi que les conditions de consommation ont été étudiées de manière à ce qu'elles ne soient pas néfastes pour l'environnement. En réalité, il n'existe pas d'alternatives énergétiques incluses dans les familles d'énergies renouvelables qui ne soient pas consciencieuses de l'environnement. Celle qui pourrait faire figure d'exception serait la combustion du bois. Cet élément naturel fait partie de la catégorie de l'énergie de la biomasse et est surtout utilisé dans le contexte du chauffage.

Principes généraux

Le bois en tant que source d'énergies ne saurait être qualifié de renouvelable qu'à la seule condition que la gestion des ressources, donc des forêts, soit efficace. Autrement dit, il faut faire en sorte que les espaces forestiers soient constants. Ce critère s'avère également être important dans la mesure où les arbres sont les solutions aux CO2 dégagés par leur combustion, puisqu'ils les « consomment ».

Par conséquent, les risques de déforestation et d'effet de serre sont relativement moindres. Il faut savoir qu'actuellement, les bois dont on fait allusion dans le contexte de la production d'énergie ne sont plus les traditionnelles bûches mais plutôt des bois issus de la récupération des déchets des diverses activités, tels que les copeaux ou la sciure. De ce fait, les produits finaux qui sont fournis, essentiellement aux particuliers, apparaissent sous forme de plaquettes ou de combustibles granulés.

A noter que l'énergie fournie par 10 m3 de plaquettes ou 4 m3 de granulés équivaut à celle issue de la consommation de 900 litres de fioul. A titre d'information, il existe trois familles de végétaux incluses dans la catégorie de l'énergie renouvelable de la biomasse, à savoir celle qualifiée de biomasse à glucide, la biomasse lignocellosique et la biomasse oléagineuse. Les biomasses à glucides sont majoritairement les cannes à sucres, les céréales ainsi que les betteraves et sont traitées par l'intermédiaire de la technique de la conversion biologique, autrement dit via la distillation ou par la fermentation. Les biomasses lignocelullosiques sont essentiellement les résidus verts et les déchets issus de bois « classiques », le fourrage, les pailles et les bagasses de cannes à sucres.

Ces derniers sont traités par l'intermédiaire de méthodes qualifiées de voie sèche, également dénommées conversions thermochimiques. Il est important de souligner qu'ils sont surtout utilisés dans un contexte de chauffage et de production d'électricité et ce, par l'intermédiaire de procédés de combustion. Les biomasses oléagineuses sont quant à elles principalement composées de palmiers à huile ainsi que de Colza et sont traitées pareillement aux biomasses à glucides. La raison de cette similitude, du point de vue traitements spécifiques, repose dans le fait que ces deux catégories sont principalement utilisées dans un contexte de biocarburants. Il faut noter qu'il existe deux variantes de biocarburants, à savoir les esters issus de l'exploitation d'huiles végétales et les éthanols, qui sont destinés à être mélangés avec du super sans plomb.

 

 

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